|
|
le 25 September 2005 à 7:36La mascotte
Je l’avais déjà aperçue le premier jour et je l’ai croisée hier dans le bus qui nous menait à Palexpo. Je me suis dit qu’elle méritait bien quelques photos (voir dans la gallerie) et une mini-interview ! Quand je l’ai accostée, elle m’a immédiatement répondu avec un grand sourire.

C’est peut-être LA plus grande fan de l’équipe suisse. Son “costume” est à la fois hilarant, intriguant et émouvant et ne laisse personne indifférent. Partout où elle passe, les têtes se retournent. Il faut dire qu’on l’entend arriver de loin, dans un bruit de grelots.
Mea culpa, j’ai oublié de lui demander son nom ! Mais voici en substance ce qu’elle m’a raconté, dans un délicieux accent suisse-alémanique :
- Elle suit l’équipe suisse, et en particulier Federer, depuis des années, d’un continent à l’autre.
- Son costume, elle l’a créé petit à petit et change d’accessoires d’un match à l’autre : une clochette par ci, un badge par là. Non, son couvre-chef n’est pas trop lourd et puis les fleurs en plastique, ça tient super longtemps !
- Elle a trouvé Wawrinka formidable pendant le simple contre Murray, alors que ça n’était pas un match facile. Pour le double (on a parlé avant le match de samedi), elle était sûre que la paire suisse allait s’imposer, même si ça risquait de gâcher le suspens pour dimanche.
- À la question “Avez-vous un joueur préféré ?”, elle m’a dit “ça serait trop facile de dire Federer ! Je les aime tous !”, avant de préciser qu’elle trouvait sympa de la part de Federer de venir jouer en Coupe Davis car “il n’a pas besoin de ça” mais “il veut que la Suisse reste dans le groupe mondial”.
On s’est souhaité mutuellement un bon match et je l’ai regardée partir dans un tintement de clochettes, sous le regard amusé de quelques supporters britanniques.
Comme vous pouvez l’imaginer (si vous n’y étiez pas ou que vous n’avez pas suivi la rencontre sur votre petit écran), l’ambiance était survoltée hier pour le double, qui a vu la victoire de la paire Allegro-Federer. C’était un bon match, à un rythme soutenu, sans temps mort. Rusedski nous a fait son petit numéro au deuxième set mais les Suisses sont restés de marbre. Murray, à part un passing superbe et deux ou trois amorties dont il a le secret, m’a semblé relativement absent : après les commentaires élogieux que j’avais lus à son sujet, franchement, j’attendais mieux.
Le public était plus enthousiasme que jamais et même si, comme l’a dit Ollie, on peut regretter que toutes les places n’aient pas été vendues, les personnes présentes étaient de vrais fans et ont fait suffisamment de bruit. Tant pis pour les absents ! Assise à côté de 2 Anglaises et devant 2 Écossaises, qui ont encouragé leurs hommes jusqu’à la dernière balle, je peux vous dire que j’ai passé un excellent moment !
Bravo donc à l’équipe suisse, à Roger Federer et tout particulièrement à Yves Allegro qui nous a livré un très beau match et qui sait faire chanter la foule comme personne !
Pour le plaisir de voir du tennis et par respect pour les joueurs, j’irai suivre les deux derniers simples cet après-midi. Compte rendu demain matin.
ps : J’ai ajouté quelques photos dans la gallerie.
Revivez en photos le deuxième simple d’hier, entre Stanislas Wawrinka et Andrew Murray.
Merci Alex pour les photos.
le 24 September 2005 à 22:10Leçon
Revivez le premier simple d’hier en photos et prenez une leçon de tennis gratuite avec le Maître. Vous pouvez (essayer de) copier tous les coups, ils sont parfaits.
Le coup droit…
Le revers… (de dos)
Le revers coupé…
Le coup droit d’attaque…
Le revers d’attaque…
La volée…
Le service… Le retour de service…
Merci Alexandre pour les photos!
Une chose qui m’a tout de suite frappé, dès le premier jour, c’est le nombre de places restées vides, dans les loges, dans les angles du stade. Vendredi, de nombreux sièges sont restés inoccupés même dans les zones les plus prisées.
Malgré les ambitions de SwissTennis, revues à la hausse quelques jours avant la rencontre, il n’y a, semble-t-il, pas eu autant de spectateurs que ça.
Lire la suite de cet article…
Bonne ou mauvaise tactique ?
Et bien quand on voit Federer jouer contre ce pauvre Mackin, il n’y a pas photo du tout.
Le jeu de jambes, la frappe de balle, la fluidité, la dissociation entre le haut et le bas du corps sont des exemples pour tous.
Oui, là, c’est très très facile à dire, mais à réaliser….. bonjour.
Je ne ferais pas trop de commentaires « déplacés », mais les Anglais auraient pu faire différemment que d’envoyer Mackin au charbon car de là à se dire que Murray pouvait gagné contre Stan, pas si sûr quand même (le résultat le prouve).
Ensuite de miser sur le double gagnant, le doute n’est plus permis, la tactique n’est pas très …. tactique ni le tic tac de l’horloge qui défile comme les jeux et les sets dans ce premier match.
Dommage, on aurait voulu voir jouer le Grand Rodge contre un « Grand » Greg par exemple….
Bon allez le match de Stan était à la hauteur des ambitions suisses, gagner sans laisser à son adversaire la possibilité de croire à un éventuel match de la peur.
Il faut dire que Murray a un sacré potentiel « d’intelligence ». Amorties, changement de rythme et de trajectoires, grandes frappes, superbe.
Un grand bravo à Stan qui avait le match le plus dur à faire, gagner contre une étoile montante.
C’est la surface de Stan cette terre, pas de doutes.
Le double hélas, je ne l’ai vu qu’en partie à la TV et j’ai pu voir du très bon et du … un peu moins bon.
La concentration et le placement ne laisse aucun doute que le double n’est pas aussi …. simple.
Yves a fait une remarquable prestation ainsi que Rodge.
Le plus dur a été fait, rester dans le groupe mondial avec la manière.
Magnifique.
Bravo.
Pour ce troisième matche, peut-être décisif, je vais retenter l’expérience du commentaire en léger différé. Ca peut toujours servir à ceux qui n’auraient pas vu la rencontre en direct.
Rusedsky joue à gauche et Murray à droite. Ils couvrent donc le centre du court sur leur revers. En général, les joueurs préfèrent couvrir le centre du terrain (le point le plus vulnérable) avec leur coup le plus fort (volée de coup droit ou volée de revers). Mais les partenaires anglais ne jouent pas encore complètement “en harmonie”; ils hésitent à plusieurs reprises à prendre l’initiative à la volée lorsqu’ils sont bien placés en même temps. Les exemples se multiplieront tout au long du matche où ils se gêneront à la volée.
Pour la Suisse, c’est Rodgeur qui couvre le côté gauche. Sans doute pour limiter les dégâts lorsque Rusedsky armera son terrible service de gaucher. Sur leur service, les Suisses tentent à plusieurs reprises de croiser (le coéquipier s’accroupit au centre du terrain pendant le service et part ensuite d’un côté ou de l’autre pour surprendre l’adversaire et tenter de couper la trajectoire de la balle).
Lire la suite de cet article…
le 24 September 2005 à 10:27Cérémonie
A cause du développement, j’accuse un léger retard dans la publication des photos. Voici donc enfin la première série, prise lors de la cérémonie d’ouverture, hier, avant le premier simple.
Après mes clichés catastrophiques du reste de la semaine, revivez la cérémonie au travers de ces magnifiques photos réalisées par Alexandre, et pour lesquelles j’ai créé une galerie séparée.
Le reste des photos suivra dès que possible. Pour le moment, place au double!
… après cette première journée de Coupe Davis. Pas facile de mobloguer avec un téléphone portable : rédiger un mms tout en suivant le match relève du défi. C’est pourquoi Ollie, avec l’enthousiasme qui est le sien, se charge des longs billets.
C’est aussi pourquoi j’ai attendu ce matin, samedi, pour vous livrer mes impressions.
- Tout d’abord, j’ai eu le plaisir de faire la connaissance d’Alexandre, notre photographe attitré aux senteurs d’eucalyptus ;-), et de Nils qui s’était mis dans l’ambiance en arborant un t-shirt rouge… imprimé Carlsberg.
- Côté ambiance, justement, le public est formidable. Les halles de Palexpo se sont remplies peu à peu d’une nuée rouge à croix blanche et même si certains diront qu’il reste pas mal de sièges vides, je peux vous dire que les supporters présents savent se faire entendre. L’atmosphère est bruyante, colorée et bon enfant. Les supporters britanniques, essentiellement regroupés dans une section sur la gauche, derrière leur équipe, n’ont peut-être pas été suffisamment bruyants pour encourager Mackin et Murray. Mais il faut dire que le triste début (6-0 6-0 6-2) de Mackin face à un Federer plutôt peinard avait de quoi décourager même les plus zélés d’entre eux.
- Derrière moi s’étaient installées deux Écossaises (Mackin et Murray sont tous deux Ecossais) qui n’ont pas baissé les bras et se sont fait entendre jusqu’au dernier point. Bref, à part les inévitables crétins qui hurlent au moment où le joueur s’apprête à servir, l’ambiance est très festive. Le 2-0 obtenu hier par l’équipe suisse y est bien sûr pour beaucoup.
- Petit point négatif de cette première journée : les ramasseurs de balles. Sans doute nerveux et distraits, plusieurs d’entre eux ont dû être rappelés à l’ordre par l’arbitre de chaise alors que des baballes jaunes traînaient sur le court. J’imagine que pour ces jeunes garçons et filles, la présence du numéro 1 mondial a dû être perturbante.
- Je me réjouis d’assister au double cet après-midi, qui doit opposer Federer/Allegro à Murray/Rusedsky. Pour une question de suspens, il faudrait presque que les Suisses s’inclinent aujourd’hui pour qu’il y ait quelque chose d’intéressant à voir demain dimanche.
- Certains ont pour théorie que Rusedsky pourrait remplacer Mackin dimanche face à Wawrinka… À suivre !
- Concernant la rencontre Wawrinka - Murray, j’ai trouvé le Suisse excellent. Même s’il a eu un peu chaud au deuxième set, avec un tie-break très mal engagé qu’il a fini par emporter, il a très bien servi et a su ne pas trembler sur les points décisifs. Murray, de son côté, m’a un peu déçue : il maîtrise l’amortie mais finit par en abuser, ce qui, finalement, ne lui a pas rendu service.
- Quant à Mackin… que dire ? Sinon qu’il n’était pas à sa place, incapable de tenter quoi que ce soit face à un Federer qui n’a pas eu besoin de forcer son talent. Dommage pour ce jeune homme, qui avait l’air d’avoir été envoyé à l’abattoir et qui a dû se sentir très mal.
C’est tout pour le moment. J’ai ajouté une photo de Federer dans la galerie. Je vous retrouve demain, pour un autre compte-rendu. Cet après-midi, suivez les commentaires d’Ollie, et bons matches !
le 23 September 2005 à 18:302-0
Après un bon premier set bouclé par 6-3 et une bonne entame du second, Stanislas Wawrinka se laisse peu à peu perturber par le jeu très intelligent et tout en changements de rythme de son adversaire: balles hautes et flottantes, accélérations, amorties, montées au filet, etc. Les points se succèdent mais sont à chaque fois différents; la tactique du joueur britannique commence à payer: Wawrinka qui préfère quand il y a du rythme dans la balle, en perd un peu ses repères mais parvient tout de même à tenir le score jusqu’au jeu décisif.
Il est rapidement distancé 4-2 par Andrew Murray mais ce dernier se montre alors un tout petit peu trop attentiste et se fait coiffer sur le poteau 7-5 dans ce jeu décisif.
Passage à vide de Wawrinka au début du troisième set, break d’entrée et jeu de service facilement remporté pour Andrew Murray. Le Suisse parvient tout même sur son service à marquer un premier jeu dans cette troisième manche.
A 30-40 sur son service, Andrew Murray concède une première balle de break sur une ennième amortie qui échoue puis le jeu quatre points plus tard. Stanislas Wawrinka recole alors au score: 2-2.
Déçu d’avoir laissé son adversaire revenir, Andrew Murray abandonne le jeu suivant. Son adversaire n’en profite pas avec une nouvelle “absence”: après un jeu blanc, les deux joueurs se retrouvent dos à dos, à trois partout.
Tout va désormais se jouer dans le 7ème jeu. 15-15. 30-30. L’issue est indécise. Mais Stanislas Wawrinka parvient tout de même à le conclure.
Les échanges sont plus longs et acharnés. Ni Murray ni Wawrinka ne veulent céder. Le Britannique assure l’essentiel en marquant son jeu de service pour rejoindre son adversaire au score: 4-4.
A 4-4, Andrew Murray accuse quelque peu le coup, son déplacement est moins fluide et il s’incline sur le jeu de service de Wawrinka.
A 5-4 pour la Suisse, toute la pression est sur les épaules d’Andrew Murray. Stanislas est alors tout près de la victoire à 0-30. Mais l’Anglais n’abdique pas et refait son retard: 30-30.
A 30-40 c’est sur sa première balle de match que Stanislas Wawrinka boucle enfin le matche et apporte une deuxième victoire à la Suisse.
Toutes les photos de la rencontre un peu plus tard…
A demain pour le double!
|