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A un mois de l’ouverture des Internationaux de France, on est un peu inquiêt pour le tennis tricolore masculin qui n’affiche pas sa meilleure mine. Les récents résultats sur terre battue n’ont pas poussé à l’optimisme et même si il reste encore un mois de préparation et quelques tournois, on est en droit de se demander si l’on aura encore des Français en deuxième semaine de Roland Garros. Et avec les habituels bons clients sur terre battue, Espagnols et Argentins en tête, on est forcément septiques.
Mais on espère évidemment se tromper (!) et souhaiter que Seb Grosjean se rétablisse au plus vite de cette maudite blessure au dos et nous fasse une magnifique quinzaine, souhaiter aussi que Paul-Henri Mathieu (PHM) nous montre qu’il n’a pas battu Marat Safin à Monte-Carlo par hasard et que Fabrice (le “Magicien”) nous sorte encore quelques matchs dont il a le secret…
Il reste donc encore 1 mois pour nous préparer de bien belles surprises et nous montrer que le tennis Français masculin n’a pas dit son dernier mot.
Tandis qu’Albert Costa faisait à son tour (encore un, décidemment !) ses adieux au monde du tennis en s’inclinant contre Ferrero en trois manches, Stan Wawrinka s’offrait le scalp de David Ferrer : 2-6. 6-1, 6.2. Ce tournoi lui convient bien puisqu’il avait déjà atteint les 1/4 l’an dernier. Le prochain tour contre Karlovic permet d’espérer une demi-finale. Tout roule pour Stan, qui vient de recevoir officiellement son “bleu” !
La fabriquant de vêtements et d’équipements sportifs Adidas monte au filet et entreprend une action en justice contre le All England Lawn Club (organisateur du tournoi de Wimbledon). Les trois autres tournois du Grand Chelem seraient les suivants sur la liste.
Au coeur des débats, un litige qui a débuté il y a un an lorsque le comité régissant les tournois du Grand Chelem a décrété une nouvelle règle sur la publicité vestimentaire. Désormais, la taille des logos présents sur les vêtements des joueurs est limitée à 25.8 centimètres (4 pouces) carrés au maximum. La règle entrera en vigueur le 26 juin, premier jour du tournoi de Wimbledon.
Adidas se retrouve pénalisé en raison de ses fameuses trois bandes parallèles considérées comme un logo par le comité du Grand Chelem. L’équipementier conteste évidemment cette mesure, arguant que son véritable logo est constitué de trois petites bandes obliques formant une pyramide au-dessus du nom Adidas; les autres bandes, visibles ailleurs sur le vêtement, ne seraient qu’ornementales.
“Nous ne voulons pas d’une situation on l’on voit un grand nombre de joueurs couverts de gros crocodiles ou autres logos. Si vous acceptez les trois bandes, vous ouvrez une brèche pour des joueurs-panneaux-publicitaires. Nous avons augmenté la taille des logos de 12.9 centimètres (2 pouces) à 25.8 centimètres (4 pouces) carrés et octroyé 13 mois à Adidas pour s’adapter à la nouvelle réglementation. Cela nous paraît être un compromis raisonnable” Ian Ritchie, All England Lawn Club
Depuis toujours, les organisateurs du tournoi londonien sont très tatillons sur l’habillement des joueurs et joueuses, on le sait. Les contrôles et les remises à l’ordre ne sont pas rares. On a déjà vu des joueurs/joueuses forcés de se changer sur le champ ou de quitter le court. Quelques rebelles comme André Agassi ou Anna Kournikova ont bien tenté d’outrepasser les règles mais ils ont toujours fini par rentrer dans le rang. D’autres tentent de contourner les règles et de faire preuve d’originalité, à l’image de Vénus Williams et ses coupes échancrées, de Tatiana Golovin et ses shorts taille basse, ou encore Ann White (!) en 1985, dans une version immaculée de Cat Woman! Pour la petite histoire, elle n’a pu porter cette tenue que pendant un seul match.
Tous les équipementiers ont un certain délai pour soumettre leur collection aux organisateurs. Ces derniers se chargent ensuite d’approuver ou de refuser telle ou telle tenue. Le blanc presque total est obligatoire; Rafael Nadal, par exemple, est autorisé à jouer en shorts 3/4 blancs mais il doit renoncer à son habituel t-shirt sans manches, car il est trop vert!
On est donc que moyennement surpris par le litige qui oppose à Adidas et le All England Lawn Club. Ceci dit, les autres équipementiers n’ont apparemment pas contesté la nouvelle réglementation.
Bon, et maintenant, si on reparlait tennis?
Il aura fallu trois heures et 49 minutes à Rafael Nadal pour imposer son style, sa force, sa rage, sa loi au ‘tout-puissant’ Roger Federer, plus connu sous le nom de “Numéro UN mondial”.
6-2, 6-7 (2), 6-3 et 7-6 (5). Il se consacre ainsi pour la deuxième fois sur le Rocher, débutant la saison de terre battue sous les meilleurs auspices pour Roland-Garros, championnat mondiale de la brique pilée.
Nadal, 19 jeunes années au compteur, obtient sa 42ème victoire d’affilée sur ce type de surface, complétant la troisième plus belle série de l’histoire après Guillermo Vilas (ARG, 53 victoires) et Bjorn Borg (SUE, 46 victoires). C’est aussi son deuxième titre de l’année après celui de Dubai qui l’avait opposé une fois encore au terrible ‘Rodgeur’. C’est donc une excellente revanche sur sa blessure qui nous avait fait craindre pour sa carrière, après le Master des Masters de Shangaï.
En cinq rencontres, Nadal prend le large dans leur face-à-face particulier avec quatre victoires face à Federer. Si l’Helvète est “pratiquement” invincible sur les surfaces rapides, l’énergique Rafael demeure le maître incontesté de la terre battue, perpétuant la tradition de l’école espagnole.
On sait que le Suisse n’aime pas les longs échanges, cherchant souvent l’angle impossible afin d’écourter le point. Malheureusement pour lui, le style de jeu de l’Ibère ne peut que l’incomoder, puisqu’en contre-attaquant sans relâche et en allant chercher les balles impossibles en bout de course, il transforme ses matches en épreuves d’endurance physique et psychologique, tournant très souvent à son avantage.
Ce fut une rencontre remarquable et de très haut niveau entre les deux meilleurs joueurs du monde. Ce nouveau classique du tennis nous promet à nous, fervents supporters, d’autres batailles d’anthologie.
Décidément, c’est la série. Le suédois Thomas Enqvist, vient également d’annoncer son départ à la retraite. A 32 ans, après pas moins de six opérations, absent du devant de la scène depuis quelques années, végétant même dans les tréfonds du classement, sa décision ne surprend pas vraiment. Il la justifie en déclarant qu’il ne tient plus la distance sur le plan physique.
“Je suis triste mais malheureusement mon corps ne peut plus endurer la compétition de haut niveau.
Ma motivation dépend de ma conviction de pouvoir remporter des tournois et puisque mon corps n’en est plus capable, je n’ai pas d’autre choix.”
On se souvient de son énorme service, de son jeu puissant du fond du court, d’où il décochait de grands coups frappés à plat. Un jeu qui lui a souri sur “dur” et surtout dans les tournois indoor. Il remporte son premier titre en 1989, deux ans seulement après ses débuts professionnels. Dix-huit titres ont suivi pour amener Thomas à son apogée tennistique en 1996 avec, notamment, une victoire à l’Open de Paris Bercy. L’année suivante, il enchaîne et décroche la Coupe Davis avec la Suède. En 1999, il dispute son unique finale en grand chelem, à l’Open d’Australie. Malgré une défaite contre Yevgueni Kafelnikov, elle lui vaut, cette année-là, le meilleur classement de sa carrière: n°4 mondial.
A 33 ans et 364 jours, Conchita Martinez tire sa révérence. 33 ans pour 33 titres en simple, le dernier datant de l’année dernière, c’était en Thaïlande.
Mais sa plus grande victoire reste sans doute sa finale gagnée contre Martina Navratilova, à Wimbledon en 1994. Une victoire presque paradoxale pour une joueuse espagnole (aucune autre n’a jamais triomphé à Wimbledon), spécialiste de terre battue.
“Ca n’a pas été une décision facile, mais toute chose a une fin.”
Elle atteint également la finale à Melbourne en 1998 (perdue contre Martina Hingis), à Paris en 2000 (perdue contre Mary Pierce) et remporte la Fed Cup avec l’équipe d’Espagne. Notons également qu’elle s’est tout de même maintenue dans le top 10 mondial pendant 9 ans, de 1989 à 1998, atteignant la seconde place en 1995.
Malgré une tendinite au pied gauche, Conchita n’a pas exclu de s’aligner encore en double.

Grâce aux vidéos et DVDs qu’on peut acheter à la boutique de Wimbledon, on peut revivre quelques moments d’anthologie de ce tournoi prestigieux. Et c’est la finale mythique de 1980 que je me suis regardée récemment. Elle mettait aux prises le suédois au sang froid Björn Borg (24 ans) au bouillant américain John McEnroe (21 ans). Les retours dans les chaussettes du scandinave, contre les volées étincelantes de l’enfant terrible du tennis.
Quelle intensité ! La partie a duré presque quatre heures, ce qui est énorme pour une rencontre sur gazon. Le mot de la fin fut pour Borg, qui gagna son cinquième titre d’affilée à Wimbledon, record toujours imbattu. Il gagna 1-6 7-5 6-3 6-7 (16-18) 8-6. Le quatrième set fut monumental, avec un tie-break extraordinaire. Borg se procura 7 balles de match dans ce set, sans pouvoir conclure. Il fallut 6 balles de set pour McEnroe pour gagner le set.

C’était spécial de voir les deux joueurs manipuler ces raquettes en bois au tamis si petit, avec autant de précision. Quelle ambiance à cette époque ! Et la joie réservée de Borg lorsqu’il remporta le point final.
L’année d’après, McEnroe savoura sa revanche en gagnant la finale, contre Borg. Ce dernier mit un terme à sa carrière fulgurante l’année suivante. Il gagna le tournoi cinq fois, entre 1976 et 1980. McEnroe gagna ce tournoi encore à deux reprises dans le futur. Il atteignit la finale de ce tournoi de manière ininterrompue entre 1980 et 1984 (vainqueur en 1981, 1983 et 1984).
Est-ce que de telles vidéos des autres tournois du Grand Chelem existent ? J’ai essayé de trouver pour l’US Open et l’Open d’Australie, sans succès.
Suite à sa défaite au premier tour de Coupe Davis contre l’Australie en février dernier, la Suisse est contrainte de jouer un match de barrage pour rester dans le groupe mondial. Le tirage au sort a désigné la Serbie-Montenegro comme adversaire, dans une rencontre qui se déroulera en Suisse.
La Serbie-Montenegro compte dans ses rangs des joueurs comme Boris Pashanski (ATP 58), Novak Djokovic (ATP 65), ainsi que Janko Tipsarevic (ATP 98). Sur le papier, une partie négociable pour la Suisse, même en l’absence possible de Federer.
LaLibre.be lance un podcast sur le tennis, essentiellement consacré aux meilleurs joueurs internationaux belges, et aux interclubs en Belgique (du moins de ce que j’ai pu entendre).
Deux podcasts ont apparemment déjà été publiés, mais seul le dernier reste accessible, même si on retourne au billet du premier, consacré à Rodgeur. Ceci dit, on peut retrouver les différents fichiers mp3 en se rabattant sur le fil RSS du podcast (voir plus bas).
Dans le second podcast (env. 26 min.), la première partie du débat porte sur la discorde entre les principaux prétendants à une place en équipe nationale belge de Coupe Davis: Xavier Malisse, Christophe et Olivier Rochus, Kristof Vliegen.
Le sujet de la discorde: l’équipe est déchirée par des disputes internes, des joueurs qui s’entendent moyennement, font apparemment la fine bouche et jouent les rencontres “à la carte”, selon l’intérêt qu’elles revêtent sur un plan personnel. Par conséquent, l’équipe de Belgique a réussi une fois seulement l’ascension dans le groupe mondial dernièrement avec, à la clé, une défaite au premier tour contre l’Espagne. C’était en 2003.
Si vous écoutez les différents intervenants, vous constaterez qu’ils n’ont pas leur langue dans la poche, à propos des joueurs / joueuses, de la Fédération belge, et même à propos des joueurs et capitaines étrangers. Une telle franchise pourrait agréablement rafraîchir la langue de bois de rigueur dans le tennis suisse. Quelqu’un voudrait lancer un podcast “Parlons Tennis”? Il me reste un peu de temps libre entre 4h30 et 4h40 du matin.
Le fil du podcast est http://podcast.lalibre.be/abo/tennislb.xml.
Via Blogging The News.
Nalbandian a perdu contre Ljubicic durant le quatrième match de Coupe Davis entre l’Argentine et la Croatie, par 6-3 6-4 6-4. Et il n’en est pas content. Et il le fait savoir.

C’est bon Yonex?

You, you can go and f*** yourself!
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