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Ce qu’on remarque depuis les gradins c’est que l’emotion que les joueurs expriment est importante… elle fait vraiment partie du spectacle. Les spectateurs la prennent souvent en relai et encouragent les joueurs. Du coup, on comprend bien que les Nadal, Safin, connors, McEnroe sont souvent ceux qui plaisent le plus et qui s’adjugent souvent les faveurs du public.
Vamos…
Gasquet: 20 et beaucoup de talent. Un revers prodigieux. Cinquieme finale de sa carriere pour deux titres a Notthingham. ATP 60
Lopez: debut de saison difficile puis un quart de finale a Nottingham pour meilleur resultat cette annee. Joueur espagnol atypique puisque il joue un tennis d’attaque et non de crocodile. ATP 68
Score final: 7-6 6-7 6-3 6-3 pour le francais, adopte a Neuch
La cle du match a ete le service de Lopez et le retour de Gasquet comme ce dernier le disait lui meme. Meme s’il a subit 24 aces (18 pendant les deux premiers sets), Richard n’a pas faiblit et a su rester patient pour breaker a trois reprises au troisieme et quatrieme sets.
Tactiquement, Lopez s’est beacoup appuye sur son service qu’il a souvent suivi au filet. Lors des echanges de fond de cout, il a quasi systematiquement controune son revers pour mieux defendre et aussi placer quelques accelerations percutantes.
Gasquet lui est toute en variation (BabyFed). c’est vraiement difficile de deviner comment il va jouer un point car il peut tout faire et il fait tout.
Le troisieme set fut le plus beau. Moins d’aces, plus de jeu et beacoup de points gagnants. A 5-3, gasquet sert pour le set mais se retroubve vite mene 15-40 a cause de malchance et de precipitations. A ce moment, il acceler en long de ligne en revers et fait le ppoint. Ensuite, il amene Lopez au filet et le passe, toujours en revers. Il gagne la balle de set sur un nouveau passing… vraiment du beau tennis cet apres-midi a Gstaad.
Au quatrieme, Gasquet subtilise le service d’entree pour tenir et finir sous la pluie et sur le service de Feliciano.
Au vu du jeu presente aujourd’hui, le top 20 puis le top 10 leurs tendent les bras dans l’annee …

Voila une nouvelle qui fera plaisir a Jerome. Richard Gasquet reside depuis peu sur les rives du Lac de Neuchatel. On aurait dit aujourd’hui que c’etait le local du tournoi, le chouchou du public. Il dit qu’il va bientot passer son permis de conduire la’bas. Il a reussi la theorie et passera l’examen de conduite apres l’US Open. Comme il dit “a 20 ans, il est temps”
Son tennis rappelle celui de Roger au point qu’on le surnomme Baby Fed. Roger a recemment dit: “Il me fait penser a moi”… le public est un peu decu de ne pas voir le numero un mondial
Marin Cilic.
Feliciano Lopez.
A 3-0, les Australiennes se maintiennent dans le groupe mondial; les Suissesses devront évoluer l’année prochaine en ligne continentale.
La quatrième rencontre sera donc pour “beurre”. Les entraîneurs alignent leur “réserve”, Alicia Molik (ex top 10, actuellement WTA 201) et Stefanie Vögele. La jeune joueuse suisse (16 ans) donne la même impression de fragilité face à la géante australienne que sa collègue Nicole Riner, hier contre Stosur. Cependant, elle affiche une surprenante assurance et une bonne qualité de balle. Breakée au premier jeu, elle refait aussitôt son retard et prend la tête 2-1.
Mais Alicia Molik, c’est du lourd: une constitution au-dessus de la moyenne (1m82), de grosses frappes à plat, un gros service. Après quelques hésitations sur son premier engagement, elle commence à aligner les aces. Sa balle va de plus en plus vite et se fait de plus en plus lourde. Elle conclut la manche sans trop de difficulté 6-2.
Stefanie Vögele entame bien le second set avec un nouveau break à 1-1. Elle confirme 3-2 et s’offre même un double break en prenant une nouvelle fois le service de Molik: 4-2. Une très bonne série lui permet de conclure un set mené tambour battant 6-3.
On se met à espérer. La joueuse suisse n’a pas de coup extraordinaire dans son registre mais elle est régulière aussi bien en revers qu’en coup droit. Surtout, elle fait preuve de calme et de concentration, y compris sur les points importants. Elle aurait certainement mieux tenu tête à Nicole Pratt hier.
Dans le dernier set cependant, Molik va passer la seconde vitesse. Sans doute un peu déconcentrée dans la seconde manche, elle reprend son entreprise de destruction avec ses grosses frappes lourdes du fond du court. Steffi Vögele ne parviendra pas à renouveller son excellente seconde manche. Elle s’incline logiquement 6-0.
Traditionnellement, les deux numéros un se retrouvent le dimanche en match d’ouverture.
Malgré un nombre inférieur de spectateurs par rapport à hier, notons la présence de Michel Pont, l’entraîneur-assistant de notre équipe nationale de football, venu soutenir l’équipe suisse de Fed Cup.
D’entrée, Samantha Stosur met la pression sur son adversaire avec une frappe lourde et une balle longue; Timea Bacsinszky doit sauver plusieurs balles de break dès le premier jeu.
Stosur maintient la pression avec sa première balle de service qui pose beaucoup de problèmes à la joueuse locale. Cette dernière tient le choc, surtout grâce à son revers, le coup dans lequel elle a visiblement le plus confiance. Son coup droit lui permet seulement de remiser mais souvent trop court. Son adversaire ne s’y trompe pas, elle maintient la pression sur le revers et, à la première occassion, accélère sur le coup droit, une tactique souvent utilisée par de nombreux joueurs et joueuses.
Elle commence à payer à 2-2 avec un premier break pour l’Australie.
Timea continue de s’accrocher. Dans le huitième jeu, Stosur sent son adversaire proche de recoller au score et décide de frapper plus fort, sur le coup droit de Timea cette fois-ci. Il tient le choc et la Vaudoise recolle effectivement au score en breakant. Malheureusement, comme hier contre Pratt, elle remporte ses jeux en jouant en sur-régime et s’effondre physiquement et mentalement au jeu suivant. L’Australienne boucle la manche 6-4.
Au début de la seconde, Timea accuse le coup: deux doubles fautes et des fautes directes. C’est alors que son entraîneur, sentant le k.o. venir, lui lance depuis les gradins: “Frappe le revers, allez!” A 1-0, Stosur aussi sent qu’elle a le k.o. au bout de sa raquette; elle décide d’augmenter encore la pression en montant au filet: 2-0 pour les visiteuses.
A 0-3, Timea semble avoir vidé ses batteries, surtout mentalement. Quelques spectateurs redonnent un peu de la voix, malgré la chaleur. Même Séverin Lüthi, silencieux jusqu’à présent, se manifeste. Tous ces encouragements portent Timea jusqu’à une balle de break, puis une seconde qu’elle transforme. Mais rien n’y fait, elle débute le jeu suivant par une double faute, suivie d’une faute directe, puis d’une autre, même en revers. Elle offre son service sur une nouvelle double faute.
C’est ce qui m’a marqué le plus dans les deux matchs disputés ce week-end par Timea Bacsinszky: de très belles accélérations mais une incapacité à concrétiser son avantage sur plus d’un jeu. Elle joue de bonnes séries de points, parvient même à prendre le service de ses adversaires puis s’effondre systématiquement au jeu suivant.
A 4-1, Samantha Stosur ne lache plus le morceau. Elle enchaîne les aces, même en deuxième balle, et les services gagnants: 5-1, puis 6-2.
La seconde rencontre, opposant Timea Bacsinszky à Nicole Pratt est plus équilibrée. Les deux joueuses annoncent un classement relativement proche, respectivement WTA 176 et 115, et présentent des échanges bien plus attractifs.
Sans faiblesse apparente, ni en revers ni en coup droit, la tactique des deux joueuses est d’abord basée sur le rythme de jeu et l’alternance gauche-droite. Lorsqu’une ouverture se présente, Nicole Pratt accélère en coup droit, Timea Bacsinszky de préférence en revers qu’elle prend tôt et en avançant. Elle marque un bon nombre de points de cette manière, en accélération de revers croisé.
Mais dans les premiers jeux déjà, une trop grande précipitation et une certaine impatience coûtent le break à Timea; cependant, on sent qu’elle monte en puissance et en qualité de balle. Menant 4-1, Nicole Pratt accuse alors le coup; une balle let et une faute directe plus loin, l’Australienne cède son service blanc. Timea n’en profite pas malheureusement. Elle domine la plupart des échanges mais commet trop d’erreurs directes. La manche lui échappe 6-2.
Dans la seconde, le rythme s’accélère encore, Timea veut absolument faire la différence; elle domine bon nombre d’échanges mais Nicole Pratt est redoutable en défense, elle va sur toutes les balles. La Suissesse s’impatiente, frappe de plus en plus fort mais avec de plus en plus de déchets aussi. Après un superbe break à 3-2 elle se relâche à nouveau. A deux reprises dans la seconde manche, elle réussit le break mais joue tout de même en sur-régime si bien qu’à chaque fois, son adversaire recolle au score au jeu suivant. Timea se relance une dernière fois en breakant à 4-5, mais c’est son dernier jeu. Demain, la Suisse est condamnée à un impossible exploit.
Cette annee plus que jamais, Gstaad porte admirablement bien son slogan: New balls please, en reference a l’eclosion de joueurs talentueux, de nouvelles tetes, qui en ont entre les jambes (on en parle bcp ces temps…). En demi finale : 3 representants de la generation montante : Gasquet, Lopez et Cilic.
La raison pour laquelle je releve cette histoire est que je trouve que le marketing du tournoi est tout simplement superbe!
1. il se demarque des autres (on appelle ca de la differentiation ou un tres bon positionnement selon les ecoles).
2. il sort un slogan simple et efficace dont on se souvient.
3. il controune le manque de tetes d’affiche tout juste sorties de wimbledon… on appelle cela le marketing judo.
je dis bravo… et quand les jeunes confirment, c’est encore mieux…
Deux joueurs dont on parle peu sur PT s’affrontaient sur la terre battue bernoise: Feliciano Lopez l’espagnol de Majorque et Marin Cilic le croate. La confrontation fait penser a un duel entre Antonio Banderas et Don Quixotte.
Cilic est tout grand et tout maigre, une copie très ressemblante de Goran Ivanisevic. Il est doté d’un service frappe à plat très fort et qui fait souvent mouche. Son coup droit est son coup le plus fort. Un revers a deux mains qu’il troque pour un revers a une main pour slicer ou retourner. Très adroit a la volée (peut être au volley aussi mais pas pu vérifier sur le court, peut être a l’interview). Il est tellement inattendu a ce stade, qu’il ne figure même pas sur la brochure du tournoi…
Lopez est un peu plus connu. Il semble faire très attention a son look, peut être la raison de son surnom F-Lo, les femmes semblent être toutes pour lui. Un gaucher typique avec un slice qu’on n’a plus revu depuis Henri Leconte. Il s’appuie sur un service très bon, mais attention quand il ne passe pas.
Le match ressemble a une bataille de service au premier set avec quelques points spectaculaires ici et la. Cilic passe complètement a cote du tie-break et subit même la malchance quand une balle de Lopez trébuche sur le filet alors qu’il était en difficulté. Marin se fait même voler son service au début su 2eme mais fait de la résistance. F-Lo ne fait rien pour ‘tuer’ le match malgré la demi-douzaine de balles de breaks obtenues tout au long du set. Alors que ce dernier sert pour le match à 5-4, Cilic sort quelques coups magiques de son sac et gagne le tie-break malgré une fébrilité de jeunesse. Au troisième, un classique lorsque la fatigue s’installe de part et d’autres. Plus de tactique. Des coups spectaculaires et deux joueurs au bord du chaos. Lopez l’emporte finalement grâce a son service en grande partie.
Deux anecdotes finales : Cilic sort sous une ovation. A ce moment la, son visage est surpris et fier. Il hésite puis va signer des autographes. A surveiller ce jeune homme Lopez a l’interview : comment c’était de jouer contre Cilic qui a seulement 17 ans ? Ah oui ! il a seulement 17 ? il est déjà assez fort. C’était un match très difficile pour moi…
Photos a venir
La jeune joueuse suisse n’aura fait illusion que pendant les deux ou trois premiers jeux. Que pouvait-elle faire contre une routinière telle que Sam Stosur, une solide joueuse de fond de court, à la musculature développée? Son jeu est basé essentiellement sur une balle lourde en service et en coup droit; son revers est un peu moins performant. En maintenant la pression sur le revers de son adversaire, elle n’avait qu’à attendre que les défenses de cette dernière cèdent. Ce fut le cas à 2-1 déjà et l’Australienne a pu dérouler jusqu’à 6-1 puis 6-2 dans le second set.
Nicole Riner, frêle junior de 16 ans, possède toutefois de bonnes qualités, notamment son coup droit de gauchère qui rappelle un peu celui de Patty Schnyder, avec moins de lift cependant. C’est vraiment dommage qu’elle n’ait pas pu se décaler plus souvent sur son meilleur coup. Pratiquement à chaque fois qu’elle l’a fait, elle a remporté le point. En optant pour des coups plus liftés et des trajectoires plus arrondies, elle aurait dérangé un peu plus son adversaire. En revers, elle n’a pas encore la technique et la solidité physique pour contrer les balles lourdes de son adversaire.
Avec un peu plus de culot et de concentration sur son deuxième service (beaucoup trop de doubles fautes), Nicole Riner pourrait bien progresser dans ses prochains matchs.
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