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Pour Rafael Nadal, son succès 6-4 6-4, hier, en finale du Masters Series de Monte-Carlo 2007, représente sa troisième victoire d’affilé à Monaco, un record inégalé depuis Ilie Nastase en 1971-1973! C’est aussi sa 67ème victoire sur terre battue et sa 7ème face à Roger Federer. Ce dernier est malheureusement passé à côté de son match et d’une revanche contre Nadal que beaucoup espéraient mais devront attendre encore un peu.
“C’est un honneur de jouer contre Federer ici à Monte-Carlo et de gagner pour la troisième fois.” Rafael Nadal
Rafa a dû sauver trois balles de break dans la première manche puis c’est lui, finalement, qui a breaké, une fois dans chaque set, à 4-4 puis à 2-1. Durant toute la partie, il a joué son jeu, en déplaçant son adversaire à gauche et à droite, avec des balles lourdes et liftées, en commettant peu de fautes. Très présent physiquement et mentalement, Nadal a impressionné. Il a notamment réussi quelques passing-shots incroyables ce qui n’a pas encouragé Federer à monter plus souvent à la volée. En fait, le Suisse est monté en tout et pour tout trois fois à la volée dans le premier set (1/3). Dans le second, il est monté un peu plus (7 fois) mais avec un taux de réussite moyen (4/7).
Au chapitre des fautes directes, le bilan de Federer était plutôt catastrophique hier. Pas très bon dans son placement, un poil en retard sur la balle, pas tout à fait relâché dans ses frappes, il a commis 38 fautes directes dont la moitié sur son coup droit ce qui n’est pas courant chez lui! Lui-même ne pouvait réellement l’expliquer:
“Je ne suis pas satisfait de mon coup droit. Cela m’arrive rarement, c’est mon meilleur coup. Contre Rafael, c’est un peu différent. Il faut toujours mettre la pression et j’ai manqué trop de coups pour faire le break dans la première manche.” Roger Federer
En fait, son coup droit lui a d’abord fait défaut et ensuite tout son jeu s’est progressivement déréglé: revers, service (4 doubles fautes), volée.
“J’aurais dû saisir les chances que j’ai eues tout au début. Malheureusment, il y a eu quelques erreurs […] N’oublions pas qu’il est un excellent joueur de terre battue. Il est né sur cette surface. C’est sa surface favorite et malgré tout, je suis tout près… quatre finales d’affilée sur terre […] J’ai l’impression que je n’ai pas bien joué et pourtant le résultat était serré. C’est une bonne chose. Je vais essayer encore de le battre à Rome, Hambourg et ici, à Monte-Carlo, l’année prochaine.” Roger Federer
“Au début, Roger bougeait bien et attaquait la balle. C’était difficile pour moi. Mais ensuite, il a commis quelques fautes et je me suis senti plus à l’aise […] Ce match était très serré. C’est une surprise de gagner en deux sets contre le numéro un mondial mais j’étais confiant car j’ai joué mon meilleur tennis cette semaine.” Rafael Nadal
Les optimistes diront que Roger Federer s’est rapproché encore un petit peu plus de la solution pour battre son grand rival sur terre battue. Ce n’était pas (encore) notre sentiment, tant Rodgeur semblait à court d’idées et presque résigné dans la seconde manche. Difficile d’expliquer pourquoi son coach Tony Roche ne peut lui apporter de meilleurs conseils, notamment en ce qui concerne le jeu à la volée, une évidence pour beaucoup d’observateurs. Pourquoi s’obstiner à jouer le jeu de Nadal, alors que le jeu offensif en montant au filet est si efficace contre l’Espagnol? Peut-être est-ce même la seule possibilité contre lui.
Réponse, le 13 mai prochain, lors de la finale du Masters Series de Rome.
le 22 April 2007 à 10:19Sympa Novak
Une photo que je voulais partager avec vous, non pas pour me vanter mais pour souligner la disponibilité de Novak Djokovic. Par le plus grand des hasards, nous l’avons croisé, lui et sa petite famille, au détour d’un parking. Il a gentillement accepté de poser pour une photo souvenir. Et comme ce n’est pas (encore) tous les jours que je croise un top 10…

Rafael Nadal n’a pas déçu le public. Il a rejoint hier Roger Federer au dernier stade du Masters Series de Monte-Carlo pour un choc de titans, cet après-midi à 14h30, sur la terre ocre du Monte-Carlo Country Club.
Hier, en demi-finale, Nadal a balayé Tomas Berdych et son jeu tout à plat 6-0, 7-5. Les trois victoires enregistrées par le Tchèque lors de leurs trois confrontations précédentes n’ont pas semblé perturber Nadal plus que cela. La preuve, il n’a concédé que sept petits points dans la première manche.
Dans la seconde, Berdych a tenté de mettre la pression sur son adversaire en frappant de plus en plus fort mais avec un pourcentage de réussite toujours insuffisant. C’est le jeu du Tchèque: des coups surpuissants mais il prend énormément de risques. Sur certaines balles, Nadal n’a rien vu passer mais trop peu pour inquiéter le Majorquain.
Peu de temps après sa victoire, on a vu Nadal sur le court annexe, en train d’effectuer les derniers petits réglages sur les aspects de son jeu qu’il considère comme déterminants pour vaincre Federer.
“Je me suis concentré sur la tactique, j’ai travaillé la tactique pour demain. Ensuite, j’ai juste servi pendant 20 minutes.” Rafael Nadal
Aujourd’hui, bien malin celui qui peut avancer un pronostic. Federer a remporté ses deux derniers matchs contre Nadal mais a perdu les quatre que les deux champions ont disputés sur terre battue.
“C’est toujours sympa quand les deux meilleurs jouent l’un contre l’autre. J’espère que nous saurons répondre aux attentes et proposer un bon match. Nous avons eu quelques bons matchs l’an dernier dont trois finales phénoménales sur terre.” Roger Federer
Ils se retrouvent aujourd’hui sur le court central, au sommet de leur forme, sans avoir lâché le moindre set du tournoi.
“Je suis arrivé ici en jouant mieux que l’année dernière. L’an dernier, j’étais tout le temps très nerveux car je défendais beaucoup de points. Cette année, je me sens tellement mieux. Je joue sans pression.” Rafael Nadal
… un tournoi très particulier. Voici ce qu’on peut facilement y trouver.
Les joueurs
- Les meilleurs du monde sur le court (R.Federer, R.Nadal, I.Ljubicic, R.Gasquet, N.Djokovic, D.Nalbandian, etc).
- Des victimes du premier tour, comme Thomas Johansson qui traînait encore dans les allées du Country Club ou encore Novak Djokovic.
- Des anciennes gloires comme Stefano Pescosolido qui a troqué son short pour le costard sur mesure.
Le cadre
- Un site exceptionnel, accroché au “rocher”, face à la mer, au beau milieu des palaces de luxe.
- La terrasse du Country Club où on trouve des pipeules en grappe, en général très bruyants. Suffisamment bruyants pour provoquer l’ire de Roger Federer. D’ailleurs, le Suisse n’a pas hésité à leur balancer une balle aujourd’hui. Inutile de préciser que les pipeules-bruyants n’ont pas suivi le moindre point de la semaine et ne réagissent même pas aux injonctions répétées du juge de chaise.
- Presqu’autant de loges privées que de loges d’entreprises.
- Du prestige, beaucoup de prestige.
Lire la suite de cet article…
Il lui restera, demain, le plus difficile: battre un dernier adversaire qui sera vraisemblablement Rafael Nadal, le roi de la terre battue. Aujourd’hui, Rodgeur a passé l’avant-dernier obstacle à Monte-Carlo, Juan Carlos Ferrero, par 6-3 6-4. Il ne faut pas se fier au score, la victoire n’a pas été si évidente que ça pour Federer, si on considère qu’il a concédé son service une fois à chaque set. Son petit jeu de jambes lui a fait défaut par moments ce qui lui a valu quelques “cadres”, un smatch dans la bâche (et ce n’était pas le soleil) ainsi quelques fautes directes inhabituelles. Ceci dit, comme toujours, le numéro un mondial est parvenu à compenser par des aces qui tombent au juste moment, par des accélérations fulgurantes, par des montées au filet aussi. Au micro à la fin du match, il concède avoir suivi le même schéma tactique qu’hier, contre David Ferrer.
Juan Carlos Ferrero, de son côté, a livré un assez bon match. Il était visiblement bien remis de son rallye de la veille contre Richard Gasquet. Son seul véritable problème aujourd’hui (comme hier au début du match) était de se rapprocher de sa ligne de fond. Plus facile à dire qu’à faire! Surtout quand on voit le rythme imposé par Federer.
Tactiquement, il s’est obstiné à jouer le coup le moins fort de Federer (revers) pour tenter de finir les points sur le coup droit du Suisse. D’ailleurs, la plupart des joueurs adoptent la même tactique afin de “coincer” Federer sur sa gauche et l’empêcher à tout prix de tourner son revers. Cependant, finir le point sur le coup droit de Federer est presque suicidaire tellement il est performant pour contrer la balle de ce côté-là.
Face à Federer, il faudrait presque adopter une tactique inverse ou alors jouer uniquement le revers en espérant la faute. Ferrero a changé un peu sa tactique en toute fin de partie, en montant quelques fois au filet (avec succès) mais trop tard.
Lors de la conférence de presse, je lui ai posé la question, à savoir si matraquer le revers de Federer puis essayer de finir le point sur le coup droit est la seule façon de le battre. Il a répondu: “Federer a le meilleur coup droit du circuit, donc on ne peut que jouer son revers. Ensuite, on essaie de finir le point comme on peut, n’importe où, pas forcément sur le coup droit.”
PS Si mes commentaires paraissent confus, désolé mais j’ai passé tout le match assis entre une charmante camerawomen de la TVE et une journaliste italienne encore plus charmante ce qui m’a valu quelques petits soucis de concentration.

Alexandre a réalisé hier plein d’autres photos des demi-finales qui sont disponibles ici.
Richard Gasquet, le dernier espoir français, ballotté entre louanges et pression des médias, n’a pas eu la tâche facile cette année à Monte-Carlo. Aujourd’hui, il était opposé à Juan Carlos Ferrero pour une place en demi-finale.
Après quelques jeux de mise en train, il prend le contrôle de la partie, en montant graduellement en puissance, en prenant des initiatives (montées au filet, amorties, alternance de trajectoires longues et courtes croisées). Son adversaire du jour, loin de sa ligne de fond de court, répond en frappant fort et en courant beaucoup. Cependant, Gasquet le déplace bien, rentre bien dans le terrain, prend la balle tôt. Tout fonctionne parfaitement jusqu’à 7-5 2-1, lorsque le Français fait appel une première fois au soigneur qui lui procure quelques comprimés. On devine alors qu’il s’agit vraisemblablement d’une baisse de régime. Ferrero le sent bien et continue de batailler ferme; il parvient même à empocher la seconde manche 7-5.
Dans le set décisif, Richard Gasquet est de plus en plus en perdition physiquement. L’accumulation du double (il est en demi-finale) et du simple (il a déjà trois matchs dans les jambes dont deux très disputés) après la Coupe Davis contre la Russie a sans doute pesé sur le Français. Sans compter les “accrochages” des derniers jours. L’expérience de Juan Carlos Ferrero a fait le reste. L’ex-vainqueur de Roland-Garros s’impose finalement au physique, 6-2.
“C’est dur d’enchaîner tous les jours, de faire des matchs de plus de trois heures.” Richard Gasquet
Dans le dernier 1/4 de finale, Tomas Berdych a battu Robin Soderling 5-7 6-3 6-0, non sans avoir été mené 7-5 3-0. Berdych a donc terminé en roue libre en alignant douze jeux d’affilée!
Au programme demain: Roger Federer contre Juan Carlos Ferrero et Rafael Nadal contre Tomas Berdych.
Les deux premiers au classement mondial ont assuré aujourd’hui leur place en demi-finale du Masters Series de Monte-Carlo. C’est perché tout en haut des gradins du Monte-Carlo Country Club, face à la mer, que j’ai pu assister à leurs démonstrations de tennis.
Roger Federer, tout d’abord, a enregistré cet après-midi sa 500ème victoire depuis qu’il évolue sur le circuit pro. Face à lui, David Ferrer, spécialiste de la terre battue, n’a pas fait illusion très longtemps, en fait un petit set seulement. Résultat final: 6-4 6-0. J’ai noté chez Federer, comme souvent, un incroyable niveau moyen durant toute la partie et très peu de fautes directes. Chez Ferrer en revanche, un jeu monocorde, sans variation de rythmes, sans réelles initiatives tactiques. L’Espagnol était donc condamné à une longueur de balle parfaite et à ne commettre aucune faute directe. Au rythme dicté par Federer dans l’échange, la mission était tout simplement impossible. David Ferrer a dû s’incliner pour la dixième fois, face à Roger Federer, en moins d’une heure.
Quant à Rafael Nadal, double vainqueur, ici, à Monte-Carlo, il n’a pas eu plus de mal contre le valeureux mais modeste Philipp Kohlschreiber, ATP 59 et rescapé des qualifications: 6-2 6-3. L’Allemand a bien essayé d’attaquer la balle en retour de service, d’agresser Nadal, même sur son coup droit, le jeu de Marjoquin est vraiment trop puissant. Pour l’avoir vu pour la première fois aujourd’hui, je peux confirmer que Rafael Nadel, c’est du lourd! Par ailleurs, il a commis très peu de fautes directes.
Malgré quelques belles volées de Kohlschreiber dans la seconde manche, pratiquement ses seuls points gagnants, aucun espoir pour qu’il parvienne à déstabiliser Nadal. De plus, il prend vraiment la balle trop tard, surtout en coup droit. Ce qui est stupéfiant chez Nadal, outre sa légendaire puissance de frappe, c’est sa vitesse de déplacement. Il va chercher les amorties avec une facilité déconcertante, la preuve d’un gros travail effectué en amont. Par ailleur, ses appuis au sol sont parfaits sur la terre battue de Monte-Carlo, y compris dans les situations compromises.
Si les deux maîtres se retrouvent dimanche en finale, le spectacle promet d’être somptueux!
Richard Gasquet, dernièrement assez critiqué sur ses déclarations et performances, plus récemment sur celle de coupe Davis, a aujourd’hui pu répondre à tout cela… Certes ce fut une nouvelle fois un match dans la douleur et la durée (trois sets, 6/3 6/7 (5) 7/5 en 2h50), mais il y avait cette fois-ci un client, un pensionnaire du top ten, Ivan Ljubicic. C’est un peu ce que beaucoup de monde attendait : une performance significative. Les mauvaises langues diront sans doute que Ljubicic n’est pas un homme de terre mais son ¼ de Monte Carlo 2006 ainsi que sa ½ de RG 2006 n’en fait pas un touriste non plus. Voila donc quelques points de confiances qui sont toujours les bienvenus pour pouvoir espérer passer ce fameux pallier supplémentaire qui semble beaucoup plus à sa porté que ses compatriotes, Simon, Benneteau, Gicquel ou Monfils pour ne pas les citer.
Evidemment, Gasquet est à nouveau attendu au tournant pour son prochain match, contre Juan-Carlos Ferrero qui n’est pas un top ten mais néanmoins à l’aise sur terre.
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