Le tennis de haut niveau n’est pas vraiment le sport idéal pour qui veut battre des records de longévité. En général, c’est plutôt une affaire de jeunesse. Le cursus classique commence assez tôt, vers 7 ans, pour pouvoir apprendre les bases entre 8 et 12. Vers 13-14 ans, les espoirs sont déjà identifiés. Ensuite, on les fait travailler dur jusqu’à leur majorité pour atteindre le haut niveau (un petit peu plus tôt chez les filles). Vers 18 ans, ils sont lancés sur le circuit. Avec un peu de réussite, ils peuvent percer vers 20-21 ans et, sauf accident de parcours, espérer une carrière jusqu’à 29 ou 30 ans.
Ceux qui continuent au-delà de la trentaine font figure d’exception.
Mais depuis quelques temps, la tendance est au « come-back » ou plutôt au « never-stop ». Quelques exemples:
- John McEnroe, 46 ans, toujours dans le peloton de tête du Tour of Champions.
- André Agassi, 35 ans, le plus ancien du top 50 et tout de même numéro 8 mondial.
- Fabrice Santoro, 33 ans, quart de finaliste au dernier Open d’Australie.
- Davide Sanguinetti, 33 ans, toujours numéro 2 italien, le 2ème plus ancien du top 50 (derrière Agassi), quart de finaliste au dernier US Open.
- Jonas Bjorkman, 33 ans, 4ème joueur mondial en double.
- Andrei Pavel, 32 ans, toujours numéro 2 roumain et finaliste à Munich l’année dernière.
- Greg Rusedski, 32 ans, pas de résultats exceptionnels cette année mais toujours dans le top 50.
- Kenneth Carlsen, 32 ans, remporte son troisième titre en 2005. Cinq autres trentenaires ont fait pareil l’année dernière.
Chez les dames, il est un autre phénomène de longévité: Martina Navratilova, 49 ans. Elle avait mis un terme à sa carrière en 1994. Puis elle a décidé de retenter le coup en double, en 2000, et même en simple lors du tournoi de Wimbledon 2004. Malgré une récente arthroscopie au genou gauche, elle n’a pas exclu de retenter l’aventure cette année. Son programme n’est pas vraiment celui d’une retraitée, elle est déjà inscrite en double à Dubai dès le 20 février, et à Doha la semaine suivante. Au total, elle prévoit de jouer quinze tournois de double cette année ainsi que le double mixte lors des trois prochains Grand Chelem.
A la question « pourquoi continuez-vous de jouer? », elle répond simplement:
« Parce que je le
vaux bienpeux encore. De nombreux athlètes continueraient de jouer s’ils pouvaient encore concourir à un niveau acceptable… La plupart s’arrêtent parce qu’ils ne peuvent tout simplement plus. Moi, je me suis arrêtée parce que j’en avais assez. Et puis j’ai pensé: ma foi, je pourrais peut-être jouer encore un petit peu. J’y ai finalement trouvé tellement de plaisir que je me suis ensuite posée la question: mais pourquoi ai-je donc arrêté? »
Pour ceux qui pensent que Mamy Navratilova radote et se prend des tôles à chaque match, notez qu’elle a atteint les demi-finales l’année dernière, à Wimbledon et à l’US Open. En double.










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3 commentaires
L’espérance de vie augmentant, normal que l’espérance de vie tennistique augmente aussi
Et moi qui avait fait une croix sur ma carrière internationale… Je reprends espoir, et vais tout de suite frapper des balles.
Bon ce n’est pas qu’une question d’âge non plus…
ça se saurait