Jonathan Eysseric, jeune prodige français, dédramatise à la veille de son premier Roland-Garros chez les pros. Le numéro un mondial junior est sous le feu des projecteurs depuis quelques semaines, depuis qu’il s’entraîne avec un certain Roger Federer. Tout le monde parle de lui, l’observe, cherche son nom dans la rubrique “exploits” des journaux, aujourd’hui plus que jamais, à la veille du second Grand Chelem de l’année pour lequel il a reçu une invitation.
“Puisqu’il a le privilège de s’entraîner avec le meilleur joueur du monde, forcément, il doit être maintenant très fort, meilleur qu’un simple numéro un junior”, se disent beaucoup de passionnés. Lui, modère un peu les attentes:
“En travaillant avec lui, mon jeu a certes évolué mais il me demandait essentiellement de jouer comme Nadal. En revanche, humainement, j’ai beaucoup appris avec lui en dehors du court.”
On oublie peut-être un peu vite qu’il a 17 ans à peine, qu’il n’est que 818ème au classement ATP et qu’il dispute son tout premier Roland-Garros avec toute la pression que cela représente pour un tennisman français. Lucide, il tente de désamorcer la tension:
“Je veux me faire plaisir. Je vais essayer de faire de mon mieux pour aller le plus loin possible. Peut-être que j’aurai de la pression le jour de mon premier match [ndlr contre Olivier Patience] mais pour l’instant, non.”
Malgré une finale à l’Open d’Australie, il ne joue plus avec les juniors depuis six mois au risque de perdre sa place de numéro un. Mais les ambitions du jeune Eysseric sont ailleurs. Il veut désormais grimper au classement ATP.












trackback uri
Aucun commentaire