La lutte anti-corruption et anti-fraude sur fond de paris illégaux s’intensifie dans le monde de la petite balle jaune.
Après que Gilles Elseneer a révélé l’existence d’intermédiaires dans le milieu du tennis, disposant d’une autorisation pour entrer dans les vestiaires, de nouvelles méthodes sont en cours d’élaboration pour rendre leur tâche plus compliquée.
On sait que les médias sont déjà interdits de vestiaire dans bon nombre de tournois; la prochaine interdiction pourrait viser les téléphones mobiles.
Outre les primes proposées contre une défaite, il semblerait en effet que les intermédiaires se servent également de leur autorisation pour observer discrètement ce qui se passe dans les vestiaires, notamment en ce qui concerne les blessures et les soins prodigués. Selon l’état des joueures espionnés, ils alertent un complice par mobile pour qu’il parie en conséquence. En fait, ils pourraient même le faire directement depuis le vestiaire en utilisant un ordinateur portable ou un assistant personnel.
Le Sunday Telegraph parle même d’un dossier secret établi par un bookmaker et qui répertorie plus de 138 matchs douteux depuis 2003. Le dossier contiendrait même les noms des acteurs ainsi que les méthodes utilisées.
En fait, interdire les mobiles dans les vestiaires n’apporterait pas grand chose. Ou alors il faudrait les interdire dans toute l’enceinte du tournoi, une mesure quasi impossible.
Certains proposent une solution alternative: rendre publique toute intervention médicale sur un joueur afin de garantir un maximum de transparence et de mettre tout le monde sur un même pied d’égalité.
Vive le sport.










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