Sania Mirza a tout pour réussir dans le tennis: jeune (21 ans), talentueuse (première Indienne à remporter un titre en simple), performante (n°31 WTA, meilleur classement 27ème), elle véhicule surtout une image forte dans son pays au point d’être parfois considérée comme un symbole de la femme musulmane moderne.
A tel point qu’Adidas vient de conclure un partenariat avec elle afin de profiter de son image positive auprès de la jeunesse indienne voire asiatique.
Cependant, les extrémistes ne l’entendent pas de cette oreille. Ils considèrent en effet qu’elle exerce une mauvaise influence sur les jeunes femmes musulmanes. En 2005, des responsables religieux avaient déjà émis une fatwa à l’encontre de Sania en raison de son habillement jugé inadéquat.
Récemment, une nouvelle affaire a remis de l’huile sur le feu. En effet, Sania est sous le coup d’une plainte officielle pour avoir tourné un spot publicitaire à proximité de la mosquée de sa ville d’origine, sans autorisation. Elle est accusée d’offense à la communauté musulmane et risque jusqu’à une année d’emprisonnement. Sania a présenté des excuses écrites à l’Imam de la mosquée mais elles ont, semble-t-il, été refusées.
Aux dernières nouvelles, c’est son médecin qui est pris pour cible. En effet, le Dr KJ Reddy qui a soigné Sania à plusieurs reprises, a reçu quatre lettres provenant du Pakistan, d’Inde et du Bangladesh, le menaçant de représailles s’il continuait à traiter Sania Mirza.
Les auteurs de ces lettres ont indiqué qu’ils se réjouissaient des blessures qui ont affecté Sania cette année (genou, poignet, aducteurs) et qu’ils les considéraient comme une juste punition divine pour son comportement.










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1 commentaire
Cet article me fait froid dans le dos ! Mes encouragements vont donc à cette jeune femme pour ses combats : sur le court et dans la vie moderne !
Un bel exemple de femme musulmane moderne, qui réussit ! Bravo !