La Fédération française de tennis (FFT) a porté plainte auprès du tribunal des référés de Liège contre les sociétés de paris en ligne Bwin, Betfair et Ladbrokes. But de l’opération: obtenir l’interdiction totale des paris sur les matches à Roland-Garros. L’affaire sera plaidée le 11 avril et la FFT espère évidemment obtenir gain de cause avant le début du tournoi, le 25 mai. Le délai est serré.
Les trois sociétés, toutes européennes, ont été choisies afin de « ne pas s’épuiser à poursuivre des centaines de sites », selon Jean-François Vilotte, directeur général de la FFT. Il compte sur une décision favorable qui ferait jurisprudence ou, du moins, découragerait les autres sociétés organisatrices de paris en ligne.
Simultanément, la FFT a assigné devant un tribunal français les sites Unibet et Expekt qui proposent déjà des paris sur le prochain Roland-Garros. En fait, Vilotte craint avant tout une répétition de l’expérience du Masters Series de Paris-Bercy où des sommes considérables ont été misées.
« Environ 150 sites proposaient de miser sur les matches de Bercy. Rien que sur Betfair, de loin le premier site, 230 millions d’euros ont été misés. En tout, on peut estimer qu’entre 500 millions et 1 milliard d’euros ont été engagés durant le tournoi, avec des pics à 15 millions par match lors des derniers tours. »
Une nouvelle explosion des paris relancerait évidemment de plus belle les suspicions de corruption et de trucage de matches.
Cependant, dans les coulisses, il semble se jouer un autre jeu, à un autre niveau. Les procédures engagées par la FFT auprès de la justice visent également à attirer l’attention sur les intérêts des organisateurs de tournois dans l’hypothèse d’une nouvelle loi. Normalement, ces derniers seraient les seuls ayants droit pour exploiter leur tournoi, y compris en matière de paris, une position fortement mise à mal par les sites internet de paris sportifs.
En revanche, du côté de la Commission européenne, l’objectif est plutôt d’ouvrir le marché des paris. En effet, Bruxelles a déjà pointé du doigt les monopoles du PMU et de la Française des Jeux sur les paris sportifs en ligne.
C’est donc une bataille de (très) gros sous qui s’est engagée, dont les enjeux politico-financiers n’ont plus grand chose à voir avec le sport.










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1 commentaire
c mon sport et j’adore le tennis je vais jamais laisser tomber
si je laisse tomber je suis dans une catastrophe!!!!!!!!!!!!!!!!!!