Julien Benneteau aura bien lutté mais cela aura été insuffisant pour se défaire de ce diable de Suédois, décidément intraitable en tournois indoor. Après 3 sets (6/3 6/7 (5) 6/1) et 1h42 de jeu, c’est bien Soderling qui soulève son deuxième trophée Lyonnais après celui de 2004.
Le match commença sur des bases très élevées et dès le premier point, un premier rallye entres les deux hommes. Benneteau semblait bien dans son match, très concentré et sans aucun signe de nervosité. Mais Soderling veille au grain et dès les premiers signes de précipitation du coté du Français, le Suédois break à 3/2 et restera par la suite intraitable jusqu’à la fin du set, pilonnant avec son énorme coup droit et une première balle toujours aussi performante. Vingt huit minutes plus tard le premier set est plié (6/3).
Benneteau consomma une grosse débauche d’énergie et le deuxième set semblait être une formalité. Les très bon retours de Soderling lui permettent de breaker à 3/3 et ainsi se diriger vers la victoire. Benneteau ne l’entendait pas de ce cette manière là et arriva miraculeusement à débreaker à 4/3 sur un smash facile raté par le Suédois. Cela coïncida aussi à un pourcentage de 1ère balles en baisse. Les deux joueurs allaient donc en découdre au tie-break qui tournera rapidement en faveur du Français, poussé par tout le palais des sport (7/5). « Ce n’est pas moi qui est moins bien joué mais lui qui a fait un gros tie-break » confiera Soderling.
La manche décisive fut à sens unique…. 2 breaks et 3 jeux blancs permettent à Soderling de mener rapidement 5/0. La messe était dite. Benneteau gagnera sa mise en jeu mais le Suédois conclura sur sa première balle de match (6/1).
Julien Benneteau en avait alors gros sur le cœur lors de la remise des prix, tellement déçu d’être passé à coté de cette finale. « C’était pas mal, mais j’ai pas réussi à faire tourner complètement le match. Je savais que c’est en jouant comme depuis le début de la semaine qu’il y allait avoir des occas’ ». Mais il est vrai que Soderling a une arme fatale, une première balle qui lui permet d’assurer sa mise en jeu. « Il arrive à beaucoup varier son service. ¾ des balles arrivent à 220km/h, alors voilà ! Sans toit, avec un peu de vent et le soleil dans la gueule, peut-être oui ! ». La semaine de Julien Benneteau reste néanmoins très satisfaisante à ses yeux « je suis déçu, je voulais vraiment gagné… mais pendant 5 matchs j’ai très bien joué, et ca c’est bon. Si on m’avait dit dimanche dernier que je serais en finale et que Gerland ferait la hola pour moi j’aurais signé tout de suite ». Cette finale gardera donc un petit gout d’inachevé pour le Français « Y’avait tout pour que ce soit une journée parfaite ».
De son coté, le Suédois était évidemment ravi de ce deuxième titre du GPTL « C’est très difficile de perdre 3 finales dans l’année, alors celle-là je voulais vraiment la gagner. J’ai jouer un très bon tennis cette semaine, et même si tout le monde est fatigué, j’ai vraiment envie de bien jouer à Bercy ».












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