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David Nalbandian retrouve sa forme, c’est sûr, gagnant à Madrid face au no1 mondial c’est à Paris Bercy qu’il remet ça mais cette fois-ci face au no2 mondial Rafael Nadal, il se voit propusler à 8ème place et le met en stand-by pour les Masters la semaine prochaine si un des 7 premiers venait à faire forfait.
La surface devait normalement plaider pour l’Espagnol car la lenteur du court aurait dû l’aider à développer son jeu mais que nenni, score sec 4-6 0-6 !
Concernant justement cette nouvelle surface un bref rappel des faits puisque peu après Roland Garros, Roger Federer et Rafael Nadal entre autres avaient été approchés pour tester cette nouvelle surface car ils n’avaient pas aimé l’ancien revêtement « moquette rapide » donc les organisateurs de Bercy leur ont « tout simplement » déroulé le tapis rouge en leur trouvant un revêtement qui leur serait le plus agréable…… et bien comme quoi ça vaut la peine d’être dans le haut du classement !
Lesdits joueurs ont été invités à tester cette nouvelle surface avant qu’elle ne soit « achetée » par les organisateurs, le problème est que ni Nadal ni Federer ne sont venus la tester, ils ont envoyés Moya et Allegro qui ont été ravis !
Maintenant nous voyons que Federer n’a pas apprécié cette surface « à Bâle non plus et mêmes les balles aussi » en disant qu’il ne pouvait pas faire de coups gagnants en fond de court « Nalbandian doit rigoler », Nadal par contre était content de la surface « il est arrivé tout de même en finale d’un Indoor, c’est bon pour lui ».
Si tout ceci était le seul point négatif ou positif pour ces joueurs d’autres sont un peu plus risibles comme par exemple l’ATP qui selon diverses remontrances des organisateurs de Masters Series Madrid et Paris ont fait part de leur mécontentement suite aux WO de dernière minute des top 10 dans leur tournoi respectif.
Donc l’ATP a voulu soutenir en quelque sorte ces 2 tournois en prenant la décision de distribuer en tout une enveloppe « Super Bonus » de 3mio de dollars pour les 4 premiers joueurs de la Race à la fin de l’année.
La condition est la suivante : tous ces joueurs doivent impérativement participer aux 8 des 9 tournois Masters Series mais impérativement ceux de Madrid et Bercy.
Nous comprenons un peu mieux pourquoi Djokovic est tout de même venu en méforme, Federer revenait aussi après avoir snobé Bercy pendant 3 ans par exemple.
Bercy se dit très content cette année car il a eu dans son tableau pas moins des 9 meilleurs joueurs mondiaux sur 10 et que l’affluence a augmenté de 22%.
Je ne veux pas tirer sur l’ambulance mais ces derniers jours ont été assez relevantes après les histoires de Davidenko qui se voit mêlé de près ou de loin à des paris douteux et écoppe d’une amende pour non combativité lors d’un tournoi, Djokovic qui perd face à un joueur ayant une cuisse douloureuse, Hingis pour de la prise de Cocaïne, on peut quand même se dire que l’ATP entre autre peut revoir un peu sa copie et se poser d’autres questions que celles de vouloir donner plus d’argent et de contraintes à ces joueurs à la place de faire revenir l’esprit du jeu de tennis tout simplement !
Les récentes déclarations quelque peu fatalistes d’Andy Murray ont provoqué de vives réactions parmi les joueurs pro eux-mêmes. Ainsi, Rafael Nadal a été le premier à contester les propos de son collègue.
“Il est allé trop loin. Je ne pense pas que de telles choses soient arrivées. Je suis n°2 mondial et participe à toutes les réunions. Je vois ce qui se passe sur le circuit tout comme lui et je ne suis pas assez stupide pour ne pas voir ce qui se passe. J’ai de gros doutes sur le fait que Murray en sache plus que n’importe qui d’autre. Je pense que tout le monde se donne à 100% et qu’il n’y a pas de matchs arrangés.” Rafael Nadal
Même son de cloche du côté d’Ivan Ljubicic, président du conseil des joueurs ATP: il est convaincu de l’honnêteté des joueurs.
“C’est dangereux de parler sans pouvoir apporter de preuve et je pense qu’Andy Murray parle plus de ce qu’il a entendu que de ce qu’il connaît. Nous entendons des rumeurs, et quand on les entend 75 fois, on finit par y réfléchir, mais je ne pense pas que ces choses arrivent au plus haut niveau du tennis.
Bien sûr, au niveau des tournois Challenger, si vous jouez pour 200 euros et que quelqu’un vient vous proposer 25′000 ou 30′000 euros pour perdre un match, vous vous retrouvez dans une position difficile. C’est pourquoi j’ai toujours dit que les organisateurs de paris ne devraient pas autoriser les paris sur ces matchs-là.
Ce n’est pas bien ce qu’Andy a fait. Si tu sais quelque chose, tu dois immédiatement aller voir l’ATP et non pas attendre dix mois pour raconter ce qui est arrivé par le passé.” Ivan Ljubicic
A propos de l’affaire Davydenko, Ljubicic a ajouté:
“Nous savons tous ce qui s’est passé avec Davydenko en Pologne. Ceci dit, j’ai parlé à son entraîneur et il m’a assuré que Davydenko avait réellement un problème et qu’il avait même reçu des soins avant le match. Par conséquent, on ne peut pas tirer de conclusions tant qu’il n’y a aucune preuve.” Ivan Ljubicic
Le principal intéressé, Nikolay Davydenko, n’y est pas allé par quatre chemins pour commenter l’intervention de Murray.
“Si Murray prétend qu’il est au courant, cela signifie qu’il parie lui-même. S’il peut décrire dans les détails comment cela se passe, cela veut dire qu’il s’y est intéressé de très près. Comme s’il pouvait tout savoir sans jamais avoir été impliqué. Il est fou d’avoir dit cela.” Nikolay Davydenko
On se réjouit de voir ces deux-là opposés sur le court!
Roger Federer pour sa part s’est dit surpris par cette polémique. Depuis dix ans qu’il évolue sur le circuit, le n°1 assure ne jamais avoir été approché ni même être au courant de telles pratiques avant que la polémique ne soit lancée. On n’est pas vraiment surpris puisque, de l’aveu même d’Etienne de Villiers, président de l’ATP, les enquêtes préliminaires démontrent qu’aucun membre du top 20, à l’exception de Davydenko, n’est concerné. Cependant, Roger Federer souhaite en avoir le coeur net.
“Avant de me prononcer sérieusement, je vais en parler avec Andy [les deux joueurs participent la semaine prochaine au Masters Series de Madrid]. Je parlerai également avec la fédération ainsi que tous les partis afin de pouvoir me faire une meilleure idée de ce qui se passe réellement. J’espère que ce qui se dit est faux. Je pense que j’en aurais entendu parler auparavant si c’était vrai.” Roger Federer
Murray a-t-il exagéré voire fabulé? A-t-il voulu attirer l’attention sur lui à défaut de gagner des matchs? Hier, dans une nouvelle interview accordée à la BBC, il a toutefois tenu à nuancer ses propos initiaux. Sur son site internet on peut désormais lire:
“Les commentaires que j’ai faits ont été sortis de leur contexte et je voudrais les clarifier. Quand je dis tout le monde sait que cela arrive, je veux dire que tout le monde a probablement entendu dire que trois ou quatre joueurs se sont fait offrir de l’argent pour perdre et qu’ils ont refusé.” Andy Murray
Quant aux instances dirigeantes du tennis (ITF, ATP et WTA), elles ont décidé hier, lors d’une réunion à Londres, de s’associer et de lancer une enquête indépendante en faisant appel à un organisme extérieur. Après les déclarations alarmistes de ces dernières semaines, les dirigeants tentent désormais de calmer le jeu.
“Bien que nous ne pensions pas qu’il y ait un problème de corruption dans notre sport, nous reconnaissons qu’il existe une menace à l’intégrité du tennis. […] Il y a beaucoup de rumeurs mais peu ou pas de preuves. Les faits sont si tenus qu’ils ne suggèrent pas un problème énorme pour le circuit ATP. Dans la plupart des situations, les joueurs ont été approchés par des intermédiaires qui n’ont pas donné suite.”
Le dossier secret, évoqué il y a quelques jours et estampillé “Suspect Tennis Matches”, porterait en fait sur 150 matchs professionnels remontant jusqu’à 2002.
A noter également que le règlement a été modifié afin d’éviter un nouvel “effet Murray”. Il ne laisse désormais que 48 heures aux joueurs pour prévenir l’ATP lorsqu’ils détectent un comportement suspect. Dans le cas contraire, ils risquent une suspension pouvant aller jusqu’au bannissement à vie.
Dans une interview accordée à BBC 5live, Andy Murray condamne fermement les matchs truqués tout en reconnaissant que la pratique continue.
“C’est assez décevant pour tous les joueurs, mais tout le monde sait que ça continue […] Il est difficile de prouver que quelqu’un a balancé un match ou n’a pas essayé de se battre. Un joueur peut toujours se donner à fond au début de chaque set et commettre ensuite quelques erreurs, une ou deux doubles fautes et ça suffit.” Andy Murray
Pire, Murray estime que la tentation est tout simplement trop forte pour certains joueurs.
“Certains sont forcés de jouer toutes les semaines; de leur prime du premier tour, environ 2500 Euros, ils doivent ensuite payer tous les frais.
Une carrière dure en moyenne 10 ou 12 ans et tu dois gagner le plus d’argent possible tant que tu joues. Ceci dit, ce n’est pas acceptable.
Personnellement, je n’ai jamais été approché mais si j’en crois les conversations entre les joueurs, la pratique se poursuit.” Andy Murray
La lutte anti-corruption et anti-fraude sur fond de paris illégaux s’intensifie dans le monde de la petite balle jaune.
Après que Gilles Elseneer a révélé l’existence d’intermédiaires dans le milieu du tennis, disposant d’une autorisation pour entrer dans les vestiaires, de nouvelles méthodes sont en cours d’élaboration pour rendre leur tâche plus compliquée.
On sait que les médias sont déjà interdits de vestiaire dans bon nombre de tournois; la prochaine interdiction pourrait viser les téléphones mobiles.
Outre les primes proposées contre une défaite, il semblerait en effet que les intermédiaires se servent également de leur autorisation pour observer discrètement ce qui se passe dans les vestiaires, notamment en ce qui concerne les blessures et les soins prodigués. Selon l’état des joueures espionnés, ils alertent un complice par mobile pour qu’il parie en conséquence. En fait, ils pourraient même le faire directement depuis le vestiaire en utilisant un ordinateur portable ou un assistant personnel.
Le Sunday Telegraph parle même d’un dossier secret établi par un bookmaker et qui répertorie plus de 138 matchs douteux depuis 2003. Le dossier contiendrait même les noms des acteurs ainsi que les méthodes utilisées.
En fait, interdire les mobiles dans les vestiaires n’apporterait pas grand chose. Ou alors il faudrait les interdire dans toute l’enceinte du tournoi, une mesure quasi impossible.
Certains proposent une solution alternative: rendre publique toute intervention médicale sur un joueur afin de garantir un maximum de transparence et de mettre tout le monde sur un même pied d’égalité.
Vive le sport.
Le joueur russe, un de plus, a récemment reconnu avoir été l’objet de plusieurs tentatives de corruption. On l’aurait notamment approché à Madrid en 2006.
Tursunov a toutefois refusé de révéler les sommes qui lui ont été proposées et n’a pas voulu donner plus de détails.
Quand on pense que tout a commencé cet été, lorsque Davydenko a été soupçonné le premier. Sans cela, les autres joueurs concernés n’auraient probablement jamais rien dit.
On en était resté à l’affaire “Davydenko”, révélée début août, suivie des aveux anonymes d’une poignée de joueurs pro et d’un nouveau programme de lutte anti-corruption lancé par l’ATP, il y a tout juste un mois.
Un US Open plus tard, on n’entendait plus guère parler de paris illégaux. Jusqu’à ce qu’un nouveau rebondissement fasse la une des journeaux cette semaine: Novak Djokovic, n°3 mondial, révèle qu’on lui a proposé 255′000 dollars, l’été dernier, pour perdre un match au tournoi de Saint-Petersbourg. Il avait finalement déclaré forfait pour le tournoi. La mafia russe, déjà soupçonnée de s’intéresser de près au tennis depuis l’affaire Davydenko, est à nouveau pointée du doigt, notamment par… Pat Cash! C’est ce que l’ancien champion australien aurait déclaré le lendemain de la révélation de Djokovic. On se demande bien d’où il tient pareille information. A moins que cela n’ait un quelconque rapport avec le match Serbie-Australie du week-end dernier…
Toujours cette semaine, Dick Norman (ATP 128) et Gilles Elseneer (ATP 770) font à leur tour un coming-out! Le premier aurait été contacté à deux reprises, à l’occasion de tournois challengers disputés en Italie et dans un pays de l’ex-Union Soviétique, pour perdre un match en échange d’une prime.
“On m’avait proposé quelque chose comme 500′000 ou un million d’anciens francs belges [12′500 ou 25′000 euros] pour que je m’incline. Je n’avais pas donné suite. On ne sait jamais dans quel engrenage on met les pieds.” Dick Norman
Ancien top 100, Gilles Elseneer a reçu une offre de 100′000 euros pour perdre un match du premier tour à Wimbledon, en 2005, contre Potito Starace.
“Ce n’était pas un joueur ou un coach, mais bien quelqu’un du milieu. Sans quoi il n’aurait pu avoir accès aux vestiaires. Il m’a proposé 100′000 euros, 50′000 avant le match et 50′000 après. Je n’ai pas accepté. […] Mais cela arrive souvent. Certains joueurs ne gagnent que 50′000 euros par an en prize-money. S’il y a moyen de doubler ces revenus pour un match…” Gilles Elseneer
Ca commence à faire beaucoup de témoignages. Tout le monde se pose désormais la question de savoir si le tennis est “sale” depuis longtemps ou s’il s’agit seulement d’un phénomène récent.
Mais que fait la police?
Les rumeurs prétendent que l’ATP tient maintenant à jour une liste noire des joueurs soupçonnés de corruption, Nikolai Davydenko en tête puisqu’il compte à son actif quelques forfaits et abandons jugés suspects, notamment au second tour du tournoi de Saint-Petersbourg, là-bas même où Djokovic a été approché.
On sait que l’ATP a fait appel à deux anciens enquêteurs de Scotland Yard et à la British Horseracing Authority, une société britannique spécialisée dans l’organisation de courses de chevaux, pour l’aider dans ses enquêtes. Il semblerait que l’ATP tout comme la Fédération Internationale d’ailleurs cherchent également du soutien auprès des instances dirigeantes d’autres disciplines sportives.
Les femmes aussi?
L’ATP et l’ITF pourraient bien être imités par la WTA. Vendredi dernier, le match de 1/4 de finale au Sunfeast Open (Kolkata, Inde), entre Tatiana Poutchek et Mariya Koryttseva, a été qualifié de suspect. En effet, la tendance des paris a brusquement changé, juste avant le début de la rencontre, puis, en cours de match, faisaient de Koryttseva la favorite alors qu’elle était la moins bien classée et qu’aucun élément décisif ne permettait de pronostiquer sa victoire. Betfair, la société de paris en ligne, a contacté la WTA même si la totalité des paris ne dépassait pas les 1.5 millions de dollars, bien moins que dans le cas de Davydenko. Cependant, on peut tout de même s’interroger sur une pareille somme pour un 1/4 de finale dans un tournoi de troisième catégorie.
Mauvais happy end ce week-end à Prague pour l’équipe Suisse de Coupe Davis, elle a pris l’eau d’un peu partout.
Le carton rouge est là pour dire que l’équipe n’a pas réussit à se faire violence dans le double à 2 - 0 avec balle de match, à Stanislas Wawrinka dans son simple face à Radek dans le dernier set, de passer si près de remporter le 3ème set qui aurait permis d’espérer mieux, pour Severin Luthi aussi pour sa passivité, tout ceci démontre que sans Roger Federer la Suisse n’a pas vraiment l’étoffe mondiale !
Sans Roger Federer la Suisse aurait déjà pu rentrer à la maison samedi après-midi mais à croire que le no 1 mondial ne voulait pas voir “son” équipe couler il a mis le métier à l’ouvrage dans ses deux simples et dans le double.
Dimanche est et restera sûrement pour longtemps dans la mémoire de l’équipe Suisse et surtout pour les téléspectateurs.
Tomas Berdych n’arrivait pas à faire le tour de force nécessaire et devait s’incliner en 3 sets donnant l’égalité des points (2-2) à l’issue de l’avant dernier simple.
Radek Stépanek se surpassa pour terminer son dernier set sur une jambe face à un Stanislas Wawrinka peu inspiré.
Il est plus que regrettable que Stan n’ait pas pu déjouer les plans de son adversaire blessé en le faisant bouger et non pas en lui donnant la balle systématiquement d’autant plus que Radek était plus à l’aise en courant vers l’avant que latéralement.
Sentiment d’impuissance, certainement, Stan n’aime pas les matchs sous pression, il le dit assez souvent quand il décrit que Roger amènera les 2 points nécessaires et me libère d’une certaine pression.
Maintenant que la Suisse ne jouera pas dans le groupe mondial est-ce que certaines décisions seront prises à savoir par exemple si Roger sera là “toutes” les rencontres, si Stan fera les voyages, si Yves sera à la hauteur de la tâche, si…. si …. si et bien oui avec des si nous refaisons le monde par contre une chose est sûre, il faut que SwissTennis ait un objectif plus réaliste que celui d’accrocher la Coupe Davis à son palmarès car le deuxième homme n’existe pas encore.
Les huit “500″
Dans un souci quasi obsessionnel de garantir la participation de tous les meilleurs joueurs à tous les plus grands tournois, l’ATP sera plus sévère à partir de 2009. Dès le début de la saison, les huit nouveaux Masters Series deviendront obligatoires pour tout joueur du top 20. Une commission médicale indépendante examinera systématiquement tout joueur qui se retire d’un Masters Series. A défaut d’un justificatif médical suffisant, le joueur perdra une partie de son bonus et sera suspendu du prochain Masters Series dans lequel il a le mieux réussi l’année précédente.
“C’est un filet de sécurité. Nous ne pensons pas que nous aurons besoin de nous en servir.” Etienne de Villiers
Les huit tournois obligatoires seront Indian Wells, Miami, Rome, Madrid, Cincinnati, Toronto/Montréal, Shanghai (remplace Hambourg) et Paris. Monte-Carlo gardera son statut de Masters Series mais ne sera pas considéré comme obligatoire. La dénomination même de Masters Series risque d’ailleurs de disparaître; les tournois seront désignés selon le nombre de points attribués au vainqueur: 1000 (Grand Chelem), 500 (Masters Series), 250, etc.
Autre modification, Madrid change de date et de surface. Le tournoi espagnol passera du mois d’octobre sur synthétique au mois de mai sur terre battue. Il sera mixte dès sa création, comme Indian Wells et Miami et comme le deviendront Rome, Cincinnati et Toronto/Montréal en 2011.
Lutte anti-corruption
En ce qui concerne les récentes révélations sous anonymat de deux joueurs pro, l’ATP a immédiatement réagi en adaptant son règlement. En effet, il punira désormais toute personne reconnue coupable de complicité dans des opérations de paris truqués ou qui occulterait des informations relatives à ces pratiques.
“Croyez-moi, si nous pinçons qui que ce soit, un joueur ou une personne de son entourage, la sanction sera maximale. Ce sera la tolérance zéro.” Etienne de Villiers
Depuis quelques jours, les révélations se multiplient. On rapporte même que les sites de paris sont très souvent visités par les ordinateurs connectés à Internet dans les zones réservées aux joueurs. Selon une autre source anonyme, les coachs seraient les plus gros parieurs.
Résultat des courses, désormais tous les joueurs qui semblent balancer un match ou qui ont la mauvaise idée de réserver leur billet d’avion avant d’entrer sur le court seront soupçonnés et passés sous la loupe. Chouette ambiance.
Le nouveau règlement de l’ATP prévoit jusqu’à $100′000 d’amende et la suspension à vie en cas de complicité ou d’assistance avérées à des parieurs.
Nikolaï Davydenko, principal suspect en ligne de mire de la répression, n’a pas encore été interrogé. Pour le moment, les enquêteurs sont occupés à rassembler un maximum d’informations mais ils devraient l’interroger après le tournoi de Pékin. Pour tirer cette affaire au clair, l’ATP a fait appel à deux anciens enquêteurs de Scotland Yard et à la British Horseracing Authority, une société britannique spécialisée dans l’organisation de courses de chevaux.
Alors que l’enquête promise par l’ATP tarde à démarrer, l’Equipe.fr revient sur l’affaire des paris truqués et met la main sur deux joueurs pro qui acceptent de témoigner en restant anonymes. Ils déclarent avoir subi des tentatives de corruption à répétition liées à des paris truqués. Elles proviendraient de mafieux proposant de grosses sommes d’argent à certains joueurs s’ils s’engagent à perdre leur match. Des sommes de l’ordre de $50′000 sont évoquées pour perdre un match!
“Se dire que les joueurs peuvent gagner dix fois plus de pognon avec la corruption qu’avec leurs performances, ça fait peur.”
“Internet, c’est énorme. Les paris, tout le monde veut se faire du blé.”
Le phénomène semble davantage toucher les joueurs modestes qui doivent cravacher dans les tournois pour s’en sortir financièrement. Certains entraîneurs, eux-mêmes parieurs, sont également soupçonnés d’être dans la combine. Ca fait peur effectivement.
Alors que la cyclisme s’enlise dans le dopage, que la NBA est à nouveau confrontée à des paris illégaux, le sport blanc est à son tour victime de pratiques douteuses.
En fait, l’ATP a ouvert aujourd’hui une enquête à propos de paris effectués sur le match d’hier, entre Nikolaï Davydenko (ATP 4) et Martin Vassallo Arguello (ATP 87), lors du 2ème tour du Prokom Open de Sopot (le Russe a abandonné sur blessure alors que le score était de 2-6 6-3 2-1).
Selon Betfair, la société de paris, environ 8.5 millions de francs auraient été misés avant la rencontre et durant le premier set, soit dix fois le montant total des paris en temps normal pour un match de ce type. Après le premier set, remporté 6-2 par Davydenko, la majorité des mises donnaient pourtant Arguello vainqueur.
Par conséquent, le site de paris en ligne Betfair, selon l’accord conclu en 2003 avec l’ATP, a décidé d’alerter ses dirigeants, de suspendre tous paiements et même de reverser les mises aux parieurs. C’est la première fois qu’une telle mesure est prise par Betfair, tous sports confondus.
“Ce n’est pas tellement le montant qui a été misé, mais la cote des paris. Davydenko a remporté le premier set mais lorsqu’il était en train de le jouer, sa cote est montée au lieu de baisser. Cela ne nous semble pas une tendance normale pour des paris. Nous avons suspendu les paiements et nous aviserons par la suite afin d’assurer la transparence et l’égalité.” Mark Davies, porte-parole de Betfair
Interrogés, Arguello et Davydenko ont exclu toute possibilité de participation de l’un ou de l’autre dans une escroquerie.
“Normalement, j’essaie de me battre jusqu’au bout mais j’avais très mal et j’aurais pu me blesser encore plus en tentant de finir ce match. Depuis lundi, j’ai des problèmes avec mes doigts de pied gauche. Aujourd’hui, c’est devenu un problème avec tout le pied.” Nikolaï Davydenko
“J’ai vu que Davydenko jouait très bien dans le premier set, mais j’ai vu aussi qu’il avait des problèmes avec ses pieds et c’était vrai, ce n’était pas de la simulation. Il est donc difficile de le soupçonner. Je ne crois pas qu’il ait quoi que ce soit à voir avec cela.” Martin Vassallo Arguello
Quelques cas similaires de paris douteux ont été signalés en 2003 et en 2006, également lors de premiers tours, également entre deux joueurs dont la différence au classement était assez importante. Mais il n’y a eu aucune suite; quelquefois les paris sont simplement suspendus.
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